Violence dans d’autres formes de relations

Quand on parle de violence basée sur le genre (donc faites principalement contre les femmes et personnes de la diversité de genre), on pense souvent seulement à la violence entre partenaires intimes, mais la violence peut aussi arriver dans d’autres formes de relations.

Est-ce que tu vis de la violence et du harcèlement sexuel au travail?

  • On t’a refusé une promotion parce que tu es une mère de jeunes enfants et que tu t’absentes plus que ton collègue.
  • On ne t’offre pas les mêmes opportunités de développement professionnel dans ton travail à cause de ta limitation cognitive.
  • Tes collègues te traitent différemment depuis que tu prends des hormones d’affirmation de genre.
  • Ton superviseur fait souvent des commentaires dénigrants envers les immigrants et les personnes noires avant de se rattraper en disant que toi ce n’est pas pareil.
  • Tu sens que comme tu es une femme, tu dois en faire plus que tes collègues masculins.
  • Depuis que tu es allée à une activité sociale organisée par ton organisation avec ta conjointe, ta superviseure est mal à l’aise avec toi et est plus exigeante.

Si tu te retrouves dans ces quelques exemples, tu peux vivre de la discrimination au travail : on ne te juge pas selon tes mérites ou tes capacités personnelles, mais on t’exclut, on te refuse des avantages ou on t’impose des exigences particulières à cause de ton appartenance à un certain groupe. En Ontario, la discrimination en milieu de travail est interdite.

  • On t’a refusé une augmentation salariale ou une promotion après que tu as refusé une avance d’un superviseur.
  • Un collègue continue de te demander des « dates » alors que tu lui as déjà dit non.
  • Un collègue a fait des remarques sur ton corps et t’a posé des questions sur ma sexualité.
  • Un collègue t’a sifflé.
  • Un collègue te raconte souvent des blagues inappropriées (p. ex. blagues de nature sexuelle ou raciste).
  • Un client tient des propos déplacés et ton superviseur ne fait rien alors qu’il les a entendus.

Ce sont des exemples de harcèlement sexuel au travail. Si tu as vécu ce genre de situation, des ressources peuvent t’aider. Tu peux visiter le site de la campagne Ça ne passe plus, pour en savoir plus.

Est-ce que tu as pu vivre de la violence à caractère sexuel?

  • Tu étais dans un endroit public et quelqu’un s’est frotté contre toi.
  • Quelqu’un t’a sifflée et a fait des remarques déplacées alors que tu marchais dans la rue.
  • Pour faire rire les autres, un ami t’a embrassée sur la bouche sans te le demander.
  • Depuis que ta rupture avec ton chum, celui-ci n’arrête pas de faire courir des rumeurs sexuelles sur toi auprès de vos proches et sur les médias sociaux.
  • Tu as accepté d’envoyer des photos érotiques à une personne rencontrée en ligne et depuis elle te fait du chantage pour que tu en envoies d’autres.
  • Il a insisté pour avoir un rapport sexuel et tu as fini par accepter même si tu n’avais pas envie.
  • Tu avais juste accepté une « date », pas ce qui est arrivé après.
  • Tu avais consommé de l’alcool ou de la drogue et tu ne me souviens plus de tout ce qui s’est passé.
  • Tu avais demandé qu’il porte un condom et il l’a enlevé sans que tu le saches.

Dans tous ces cas, tu n’as pas donné ton consentement. Il s’agit de violence à caractère sexuel. Ce qui est arrivé n’est pas ta faute. La seule personne responsable, c’est l’agresseur. Tu peux visiter le site de la campagne Tracons-les-limites pour en savoir plus.

Est-ce que tu vis de l’exploitation sexuelle?

  • Depuis le début de la relation, il y a un déséquilibre évident. Par exemple, il ou elle t’offre beaucoup de cadeaux et c’est presque toujours lui ou elle qui paye.
  • Tes inconforts sont souvent ignorés et tes limites sont régulièrement testées, que ce soit par rapport à la sexualité, à la consommation de substances, ou même à la résistance au risque.
  • Des images ou des vidéos intimes de toi ont été partagées en ligne ou à d’autres personnes sans ton consentement.
  • Il ou elle t’oblige à activer ta géolocalisation.
  • Il ou elle tente de contrôler ton apparence, notamment en choisissant tes vêtements et tes coiffures ou en t’interdisant d’avoir des tatouages.
  • Il ou elle fait des promesses qui semblent trop belles pour être vraies.
  • Tu ne te sens pas en sécurité avec ses amis.

Si tu te vois là-dedans, notre campagne interactive Beaux mensonges présente des scénarios pour expliquer l’exploitation sexuelle et offre des ressources.

Aide aux femmes aux prises avec la violence